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mercredi 18 mars 2009

Ma première Réunion Tupperware

La première réunion Tupperware… Un événement marquant dans la vie d’une femme, peut-être plus encore que l’achat du premier sous-tif, le perçage d'oreilles, le passage au doigt d’un joli caillou ou l’arrivée d’un enfant. Non, là j’exagère sans doute un peu. Mais il est vrai que, grâce à une fidèle lectrice de ce blog (néanmoins non encore abonnée), l’occasion me fût donnée, hier soir, de devenir un peu plus femme. Et oui, pas besoin de soirée « Upper » pour booster ses oestrogènes, quelques centimètres carrés de plastique (garantis in-jau-nis-sables, dixit Maîtresse Es Tupperware) suffisent pour se sentir davantage féminine que féministe ! Oui, le temps d’une soirée, j’ai remisé au placard à balais mes convictions de militante anti port de spatule, pour jouer le jeu de la parfaite Bree Van de Kamp version wallonne (car oui, wallonne je suis redevenue depuis peu), en me rendant à un atelier cuisine de la fameuse marque. Comme je suis plus d’humeur crêpeuse (entendez « à faire la pancake au soleil ») que rédactrice, je me contenterai de résumer cette première expérience de l’extrême.

Arrivée avec quelques minutes de retard (45 pour être exacte) sur le tarmac bruxellois, la soirée commença pourtant sous de mauvais auspices, alors que je me prenais mon premier bide de la soirée, interpellant au loin une femme que je pensais être mon amie Véro, qui devait elle aussi vivre ce voyage initiatique vers le jardin des délices sous vide. Je craignais en effet tant ce rite de passage que je m’étais convaincue sur le moment que cette femme qui sortait de la voiture, bien qu’un peu potelée, était bien ma chère Véro. Râté ! Ne perdant une once de dignité mais y gagnant encore en sentiment de solitude, je m’avance alors vers l’immeuble censé abriter la petite sauterie, et pénètre dans la cage d’ascenseur qui devrait me mener au Nirvana des boîtes Curver…Bon, j’avais dit que je la ferais courte, j’accélère donc : 4ème étage – Bonjour – Enchantée – Et Véro, elle vient pas ? – Ah ça a l’air bon – Oui mais t’as déjà loupé la première entrée – Et ça, à quoi ça sert ? – 30 Euros – Tiens et ton mec il est où ? – Et toi tu bosses où ? – C’est un peu trop salé – quoi, 30 Euros ? – Au dressage avec le chien – Normal y a des lardons – Oui, mais on paye la qualité – Et Véro elle vient pas ? – Dis, il pue ton clebs – P52 c’est quoi cette sphère un peu cônique ? – Y a Véro qui demande si c’est près L’avenue Rogier– Waouw, c’est bon ! – Et ça en jette pour l’apéro!...

Finalement, quelques mises-en-bouche (ou, devrais-je dire plutôt d’engouffrages-dans-le-gosier), verres de blanc (soirée gonzesses on vous dit !!), une arrivé de Véro et un départ de la maîtresse-de-cérémonie plus tard, on se retrouvait toutes avec une note bien salée à régler plus tard à notre hôtesse, bien qu’aucune de nous n’eut semblée ce soir-là - aux dires des participantes elles-mêmes - la reine du rouleau à pâtisserie ! Mais bon, je suis finalement ravie-ravie-ravie de ce petit shaker à vinaigrette (article le moins cher du catalogue) dont il est plus que probable que je me servirai pour faire des cocktails…Non, mais faut pas rigoler, housewife d’un soir ne veut pas dire housewife de toujours ! C’était bien sympa, mais ça s’arrête là, je rends mon tablier !

Mais merci quand même Laeti, c’était une expérience hors du commun et, dans mon cas, c’est peu de le dire !

Bien à vous,
Drich, haute perchée sur un trampoline au soleil…