Arrivée avec quelques minutes de retard (45 pour être exacte) sur le tarmac bruxellois, la soirée commença pourtant sous de mauvais auspices, alors que je me prenais mon premier bide de la soirée, interpellant au loin une femme que je pensais être mon amie Véro, qui devait elle aussi vivre ce voyage initiatique vers le jardin des délices sous vide. Je craignais en effet tant ce rite de passage que je m’étais convaincue sur le moment que cette femme qui sortait de la voiture, bien qu’un peu potelée, était bien ma chère Véro. Râté ! Ne perdant une once de dignité mais y gagnant encore en sentiment de solitude, je m’avance alors vers l’immeuble censé abriter la petite sauterie, et pénètre dans la cage d’ascenseur qui devrait me mener au Nirvana des boîtes Curver…Bon, j’avais dit que je la ferais courte, j’accélère donc : 4ème étage – Bonjour – Enchantée – Et Véro, elle vient pas ? – Ah ça a l’air bon – Oui mais t’as déjà loupé la première entrée – Et ça, à quoi ça sert ? – 30 Euros – Tiens et ton mec il est où ? – Et toi tu bosses où ? – C’est un peu trop salé – quoi, 30 Euros ? – Au dressage avec le chien – Normal y a des lardons – Oui, mais on paye la qualité – Et Véro elle vient pas ? – Dis, il pue ton clebs – P52 c’est quoi cette sphère un peu cônique ? – Y a Véro qui demande si c’est près L’avenue Rogier– Waouw, c’est bon ! – Et ça en jette pour l’apéro!...
Finalement, quelques mises-en-bouche (ou, devrais-je dire plutôt d’engouffrages-dans-le-gosier), verres de blanc (soirée gonzesses on vous dit !!), une arrivé de Véro et un départ de la maîtresse-de-cérémonie plus tard, on se retrouvait toutes avec une note bien salée à régler plus tard à notre hôtesse, bien qu’aucune de nous n’eut semblée ce soir-là - aux dires des participantes elles-mêmes - la reine du rouleau à pâtisserie ! Mais bon, je suis finalement ravie-ravie-ravie de ce petit shaker à vinaigrette (article le moins cher du catalogue) dont il est plus que probable que je me servirai pour faire des cocktails…Non, mais faut pas rigoler, housewife d’un soir ne veut pas dire housewife de toujours ! C’était bien sympa, mais ça s’arrête là, je rends mon tablier !
Mais merci quand même Laeti, c’était une expérience hors du commun et, dans mon cas, c’est peu de le dire !
Bien à vous,
Drich, haute perchée sur un trampoline au soleil…
